"Festival panafricain d’Alger" de William Klein

présenté par Christophe Kantcheff, critique de cinéma et rédacteur en chef de Politis et Michel Beretti, auteur dramatique
dimanche 22 juillet 2012
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En partenariat avec le Festival des Francophonies, Autour du 1er mai et Peuple et Culture

Documentaire France 1970 90mn

La culture africaine sera révolutionnaire ou ne sera pas.

Tout est fête, euphorie, exubérance dans ce film qui nous plonge au cœur du premier festival panafricain d’Alger, organisé en 1969. La caméra s’immerge littéralement dans la foule en délire. Explosion de couleurs. Visages fiers, épanouis, captés en gros plan. On chante, on danse, on lève le poing. Encore et encore. « L’Afrique n’existe pas » avait lancé le sinistre Salazar. Ici, elle bouillonne de vie à chaque coin de rue. Elle explose en mouvements de foule impressionnants. Elle dit NON à toute forme de domination. Elle fait de son combat pour l’émancipation une fête. Des images d’archives rappellent l’exploitation éhontée, les exactions terribles contre ceux qui ont osé lever la tête face aux colonisateurs. Mais l’Afrique se réveille. L’Afrique se libère. L’Afrique est debout. Malgré le néocolonialisme qui s’insinue perfidement avec ses bases militaires, ses profiteurs qui continuent à exploiter les richesses nationales. Prises de parole, musique, théâtre, danses se poursuivent jusqu’au petit matin. Tous unis dans le même élan pour une Afrique libre et fraternelle.

William Klein

Photographe, peintre, cinéaste et graphiste, William Klein est l’un des artistes contemporains les plus controversés, les plus passionnés. Ses engagements, ses combats, ses changements de modes d’expression, ses allers et retours de la peinture à la photographie en passant par le cinéma font de Klein un artiste polymorphe qui impose un style unique et va influencer des générations de photographes et de cinéastes.

Né (en 1928) à New York, il découvre l’Europe lors de son service militaire, s’inscrit à la Sorbonne puis étudie la peinture avec Fernand Léger. De retour à New York, il travaille à Vogue et, pour son premier livre, photographie sa ville à sa manière : chaotique, désordonnée. Le résultat est un brûlot d’une intensité et d’un dynamisme inégalés. A partir de 1965, il se consacre au cinéma avant de revenir à la photo dans les années 80.

Filmographie non exhaustive

- 1967 : Qui êtes-vous Polly Maggoo

- 1968 : Mister Freedom

- 1969 : Elridge Cleaver, Black Panther

- 1970 : Muhammad Ali the greatest


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