Film présenté en avant-première, en partenariat avec la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine, dans le cadre des Rencontres Cinématographiques 2026
France 2026 Documentaire 1h26
Ecriture, montage, réalisation : Jean-Gabriel Périot
Avec les voix de : Nadia Tereszkiewicz et Alice Diop
Synopsis :
De la seconde Guerre mondiale à la Guerre d’Algérie, des bancs de l’IDHEC aux guérillas des FAR du Guatemala, en passant par le Cuba des années Castro-Guevara, le film retrace le destin hors du commun de Michèle Firk, une femme éprise de cinéma, de révolution, amoureuse libre, totalement affranchie des règles de l’époque.
Retrouver Michèle Firk
Etonnant qu’une figure telle que Michèle Firk soit tombée dans l’oubli et le premier mérite de ce film est de nous la faire (re)-découvrir. Pourquoi un tel silence sur une femme dont le chemin cinéphile et politique a marqué les années 60 ? Sans doute parce qu’elle n’était « pas présentable » -l’expression est de Périot. Trop extrême aussi bien dans sa passion cinéphile et la radicalité de ses jugements -très hostile aux « Cahiers du cinéma », trop bourgeois, pour ne pas dire plus, préférant un cinéma plus marginal, plus engagé à gauche et choisissant d’écrire dans « Positif » - que dans ses actions militantes -soutien à la guerre d’Algérie, à la révolution cubaine, engagement dans la guérilla guatémaltèque. Sans oublier une liberté amoureuse et sexuelle à une époque où la société corsetée n’était pas prête à l’accepter. Vie riche, complexe, menée dans la joie, avec une belle énergie. Sans doute l’époque était-elle bien plus porteuse de dynamisme qu’aujourd’hui, avec les luttes de décolonisation et les révolutions sud-américaines. Avec aussi cette conscience que la vie est fragile et qu’il faut profiter des moments de bonheur.
« Vaincre ou mourir, ça n’est pas une formule. Et vaincre, c’est vivre ! » Michèle Firk
Avis :
« Périot laisse avant tout la parole à Michèle Firk elle-même : ses critiques, ses lettres, ses journaux intimes deviennent la matière vivante du film. Et quelle parole ! La lucidité politique de Michèle Firk frappe immédiatement. Son regard refuse les conformismes artistiques comme les hypocrisies sociales…Le documentaire montre surtout à quel point sa cinéphilie et son engagement politique étaient profondément liés. Pour Firk, le cinéma ne pouvait être séparé du réel. Elle défendait des œuvres capables de saisir la complexité humaine et rejetait les récits bourgeois répétant éternellement les mêmes structures sociales et idéologiques. Le film ne cherche jamais à simplifier ou moraliser cet engagement. Au contraire, Jean-Gabriel Périot montre combien cette radicalité naissait d’une cohérence absolue entre pensée, écriture et action. Dans un monde contemporain où les prises de position politiques sont souvent réduites à des postures médiatiques ou à des provocations marketing, entendre Michèle Firk défendre ses convictions avec une telle sincérité produit un choc presque vertigineux. » Impact european
"Chers camarades, ne permettez pas que l’on fasse de moi autre chose que ce que je suis et ce que je veux être : une combattante révolutionnaire. Comme dit le « Che », « jusqu’à la victoire toujours ! » Michèle Firk